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Réapparaissant pour la première fois depuis la vague d’attaques qui a secoué le pays, le chef de la junte malienne a pris la parole mardi 28 avril 2026. Entre fermeté et gratitude envers l’allié russe, Assimi Goïta tente de rassurer une capitale de nouveau sous pression.
Quatre jours de silence qui ont pesé lourd. Alors que le Mali faisait face à une offensive coordonnée du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim) et du Front de libération de l’Azawad (fla), l’absence médiatique du Colonel Assimi Goïta alimentait toutes les interrogations. Mardi 28 avril 2026, le chef de l’État a finalement brisé ce mutisme lors d’une allocution télévisée.
Face caméra, le leader de la transition n’a pas occulté l’« extrême gravité » des événements récents qui ont visé plusieurs localités du pays. Toutefois, il s’est voulu rassurant sur la capacité de réaction des Forces armées maliennes (FAMa) : « Le dispositif est renforcé, la situation est maîtrisée », a-t-il affirmé, martelant que la sécurité des populations restait la priorité absolue du gouvernement.
Dans ce contexte de crise, Assimi Goïta a tenu à souligner l’importance de ses partenaires stratégiques. Il a ainsi adressé des remerciements appuyés à la coopération russe, dont le soutien technique et opérationnel est jugé crucial dans les manœuvres de contre-offensive actuellement en cours sur le terrain.
Bamako sous pression
Cette sortie officielle intervient dans un climat particulièrement instable. Malgré les déclarations de contrôle, la réalité du terrain reste complexe : la ville de Bamako se retrouve une nouvelle fois confrontée à un blocus imposé par les groupes jihadistes affiliés à al-Qaïda.
Pour les autorités de transition, l’enjeu de ce discours était double : réaffirmer l’autorité de l’État face à la menace terroriste et apaiser une opinion publique inquiète de l’isolement croissant de la capitale. Reste à savoir si ces annonces suffiront à desserrer l’étau qui paralyse actuellement les principaux axes d’approvisionnement du pays.