Africa Dev News est un média panafricain d'informations, d'analyses, d'investigations et de publicités, avec un focus sur le Bénin où il est basé.
En santé, la reconnaissance des signes cliniques d’une fausse couche est essentielle pour assurer une prise en charge rapide et prévenir les complications.
L’avortement spontané, communément appelé fausse couche, correspond à l’interruption naturelle d’une grossesse avant le seuil de viabilité fœtale. En gynécologie-obstétrique, six formes principales sont distinguées selon les manifestations cliniques et l’évolution de la grossesse. L’avortement menacé se manifeste généralement par des saignements légers, avec un col utérin fermé, tandis que l’avortement inévitable est caractérisé notamment par des saignements, des douleurs et une dilatation du col. Dans le cas d’un avortement incomplet, une partie des tissus a été expulsée, mais des résidus persistent dans l’utérus. A l’inverse, l’avortement complet correspond à l’expulsion de l’ensemble des produits de conception.
L’avortement manqué, quant à lui, désigne l’arrêt du développement embryonnaire ou fœtal sans expulsion immédiate. Enfin, l’avortement septique constitue une complication infectieuse grave, pouvant se traduire par de la fièvre, des frissons, des douleurs pelviennes et des pertes vaginales malodorantes. Face à ces différentes situations, la sage-femme joue un rôle déterminant dans l’évaluation des symptômes, la surveillance des constantes vitales, le repérage des signes de gravité et l’orientation vers des soins adaptés. Le diagnostic repose notamment sur l’examen clinique et l’échographie, avec un dosage des β-hCG si nécessaire.
Les professionnels de santé rappellent que tout saignement en début de grossesse nécessite une évaluation médicale, notamment pour exclure une grossesse extra-utérine. En présence de saignements abondants, de douleurs intenses, de fièvre ou d’un malaise, une prise en charge urgente s’impose.