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Dans le monde, environ 35 millions de femmes et de filles en âge de procréer ont besoin d’une aide humanitaire. Dans les camps de réfugiés, les zones de conflit ou les régions touchées par les catastrophes climatiques, les besoins en Droits et santé sexuels et reproductifs (Dssr) ne disparaissent pas. Au contraire, ils deviennent souvent plus importants alors que l’accès aux services de santé est fortement réduit.
L’accès à la contraception, aux soins obstétricaux et aux services d’avortement sécurisé demeure particulièrement limité dans ces contextes. Pourtant, une crise humanitaire ne suspend pas les droits fondamentaux des femmes et des filles.
Pour répondre à ces urgences, le Dispositif minimum d’urgence (Dmu), également appelé Minimum initial service package (Misp), prévoit un ensemble de services essentiels de santé sexuelle et reproductive à mettre en place dès le début d’une crise humanitaire.
Sa mise en œuvre nécessite toutefois l’engagement des gouvernements, des acteurs humanitaires et des organisations de la société civile. Le plaidoyer, la sensibilisation et le soutien aux organisations présentes sur le terrain restent donc essentiels pour garantir que les femmes et les filles affectées par les crises ne soient pas laissées pour compte.
Les crises n’annulent pas les droits. Elles rendent leur protection encore plus urgente.